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Sanctuaire Saint-Bonaventure de Lyon
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Le Sanctuaire Saint-Bonaventure à Lyon garde la trace de la présence des Frères mineurs depuis le XIIIe siècle. L’église qui date de 1325 a recueilli le corps de st Bonaventure de Bagnorea.
Le sanctuaire est situé au cœur de l’Agglomération lyonnaise, à proximité de la station de métro Cordeliers, autre témoin de l’histoire franciscaine de la Ville.
Sommaire |
[modifier] Histoire
L’histoire de l’Église Saint-Bonaventure est intimement liée à l’histoire de la Ville de Lyon depuis le Moyen-Âge. Aujourd’hui, elle reste un lieu de culture à visiter ; mais elle est surtout l’un des lieux de recueillement et de célébration les plus vivants du Diocèse. L’église Saint-Bonaventure, auprès de laquelle se trouvait le couvent des frères mineurs démoli au XIXe siècle, a été un foyer de rayonnement franciscain jusqu’à la Révolution Française. Il l’est de nouveau aujourd’hui !
[modifier] Les franciscains
Des frères envoyés par Saint François seraient arrivés dans le Beaujolais dès 1210. Il faut plus vraisemblablement repousser cette date à 1218-1220.
En 1220, ils sont accueillis à Lyon, ici même. Le Seigneur de Grolée les comble de ses bienfaits. Un couvent, une église, sont construits. Trois chapitres généraux de l’Ordre des Frères mineurs auront lieu à Lyon : 1274, 1299, 1328.
[modifier] Saint Bonaventure
En 1274 : Concile de Lyon. st Bonaventure de Bagnorea meurt au couvent le 13 juillet. Il est enterré dans l’église.
En 1325, Jacques, le petit-fils du premier seigneur de Grolée, entreprend la construction l’église que nous connaissons actuellement, sans démolir la première.
En 1434, le corps de Saint Bonaventure est transféré dans la nouvelle église. Sa tête est retrouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorise grandement la cause de sa canonisation.
En 1468, Simon de Pavie, conseiller et médecin de Louis XI, agrandit l’église.
En 1484, l’édifice est placé sous le patronage de Saint Bonaventure.
1495 Charles VIII et Anne de Bretagne sont de passage à Lyon. Saint Bonaventure est proclamé patron de la Ville de Lyon. Charles VIII fait placer la tête de Bonaventure dans une reliquaire et le reste du corps dans une châsse.
1531 : Famine à Lyon. C’est à partir du couvent des frères mineurs que les bourgeois organisent la bienfaisance qui prendra en 1533 le nom d’« Aumône générale ».
[modifier] La Réforme
1562 : les réformés veulent s’emparer de Lyon. Le baron des Adrets à leur tête, ils démolissent la chapelle des bateliers pour faire passer l’artillerie, ils saccagent l’église des cordeliers, la démolissent en partie, et brûlent la dépouille de Saint Bonaventure. Les cendres sont jetées dans la Saône (ou le Rhône ?). Le reliquaire contenant la tête échappe au désastre.
L’église est restaurée. En 1607, Henri IV aide à la reconstruction du chœur.
[modifier] Révolution et restauration
Lorsqu'en 1789 les États généraux sont convoqués, les trois ordres se réunissent dans l'église des cordeliers. Les biens de l'Église sont confisqués en 1789, les vœux religieux sont suspendus, puis interdits (1790). Les frères se dispersent. L'église sert encore au culte pendant une année. En 1793, l'église est dévastée par la populace, elle est utilisée comme salpêtrière en 1794, et transformée en halle aux blés en 1796. La propriété des cordeliers est vendue en 1796. L'église, en raison de son utilisation, échappe à la vente. Le reliquaire contenant la tête de Saint Bonaventure avait été caché ou volé. Il n’a jamais été retrouvé !
Le Cardinal Fesch, oncle de Napoléon, obtient de celui-ci en 1806 la réaffectation au culte de l’Église. L'église est de nouveau entièrement meublée. Des nouveaux vitraux sont installés. La façade est modifiée.
[modifier] XXe siècle et aujourd’hui
En 1944, les vitraux sont soufflés par l'explosion du pont Lafayette. Il faut de nouveau encore restaurer l’intérieur de l'église, remplacer les vitraux...
Elle n’est plus une paroisse, mais un sanctuaire, c’est-à-dire un lieu de recueillement, de pèlerinage.
Saint-Bonaventure est en travaux (toiture, mur Est). L'ensemble a besoin d’une rénovation. Les Amis de l’Orgue espèrent une réfection de l’instrument.
[modifier] Architecture
L’église Saint-Bonaventure, au centre de Lyon, est l’un des monuments les plus remarquables de la ville. Elle est vaste, pas très haute, peu éclairée : elle offre de ce fait un espace propice au silence et à l’intériorité. Chauffée en hiver, elle est fréquentée par beaucoup de personnes qui passent, soit pour les office, soit pour rencontrer un prêtre, soit encore pour un temps de prière personnelle.
[modifier] Visite extérieure
La façade, reconstruite en 1859, est inspirée de celle de 1471 : elle est plus ornementée, plus élancée ; les rosaces sont plus grandes. Statues de la Vierge, de saint Bonaventure et de saint Antoine de Padoue. Monogrammes de saint François d’Assise et de saint Bonaventure. Blasons : de Pie IX, du cardinal de Bonald et du cardinal Fesch, deux archevêques de Lyon. de la ville de Lyon. Deux autres monogrammes : du Christ et de la Vierge, choisis par Simon de Pavie pour signature. Le clocher est du XVe siècle.
[modifier] Intérieur
Dimensions de l’édifice : longueur de 72,50 m, hauteur maximale de 17,50 m, surface de 2537 m2.
Dans l’église, pratiquement tout le mobilier (autels, statues, retables, vitraux) date du XIXe ou du XXe siècle. (autels et scultures de Charles Benoît, J. Robert, Fontan, etc.)
Les vitraux du XIXe sont essentiellement d’Émile Thibaud (1853). (grandes verrière du chœur et de l’abside, rosaces). Une grande série de vitraux (très colorés), de Mme Lamy-Paillet sur des dessins de Louis charrat, ont remplacé des vitraux soufflés par l'explosion du pont Lafayette en 1944.
[modifier] Nef centrale
Verrière du haut de la nef centrale : (première série) personnages de l’Ancien Testament (Enoch, Noé, Abraham) ; (deuxième série) fondation de l’Aumône générale, saint Bonaventure, Charles X et Anne de Beaujeu, Simon de Pavie, saint François d’Assise, Jacques de Grolée, le pape Grégoire X pleurant la mort de saint Bonaventure.
La chaire du XIXe siècle est faite de marbres de différentes couleurs.
[modifier] Chœur
Partie la plus ancienne de l’église, transformée en 1967 pour appliquer les directives liturgiques du concile Vatican II.
Autel de 1845. Statues du Christ, de saint Bonaventure, saint Pothin, saint Irénée, saint Thomas d’Aquin, saint François d’Assise, saint Dominique.
Orgue (maison Michel, Merklin et Kuhn : 1960) ; très souvent remanié et agrandi depuis 1845 (Callinet de Rousseau). 61 jeux, 3 claviers, 4210 tuyaux du 32’ au 1’.
Hautes verrières imitant des vitraux du XIIIe siècle : vies de la Vierge, de Notre Seigneur, symboles de l’Ancien Testament, vie de saint Bonaventure à droite.
[modifier] Chapelles absidiales
- De droite
- fondée par Jean Ogier, 1331. Pierre tombale de Jacques de Grolée et de son épouse. Verrière des résurrections.
- De gauche
- (actuellement sacristie) fondée par Anselme de Dorches (1337). Statue de procession de saint Bonaventure de 1862 en carton romain. À gauche, ancienne porte du cloître (1607) rappelant la générosité du roi Henri IV qui a aidé à la restauration de l’église après le pillage des réformés. Sous l’arceau, à droite, avait été déposé le corps de saint Bonaventure en 1434. Au dessus, tableau de François Lombard (peintre auvergnat né en 1605) représentant saint Bonaventure guérissant un enfant.
[modifier] Chapelles de gauche
A partir de l’abside.
- Chapelle de la Vierge
- le Saint Sacrement y est conservé et la messe y est célébrée en semaine le matin. Constituée de trois anciennes chapelles. Retable de 1864 illustrant la vie de la Vierge. Vitraux : Assomption, proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, Annonciation/Visitation/Nativité. Statue de sainte Thérèse de l’enfant Jésus.
- Chapelle du Curé d’Ars
- blasons des 4 évangélistes (voûte), statues de saint Claude et de saint Henri. Vitrail : mort de Bonaventure. Tableau évoquant les anges gardiens.
- Chapelle de St François d’Assise
- Inscription en latin rappelant l’œuvre de Simon de Pavie qui a achevé l’église en 1471. Vitrail de l’Annonciation avec Simon de Pavie et Charles VIII. Autel en bois : le Christ et Saint François, plusieurs saints franciscains. Tableau représentant le jésuite François Xavier, apôtre de l’Inde et du Japon.
[modifier] Fond de l’église
Quatre tapisseries d’Aubusson, du milieu du XVIIIe siècle, classées : la vêture de saint Bonaventure, le docteur Bonaventure dans sa chaire, Bonaventure en extase devant le crucifix alors que saint Thomas d’Aquin pénètre dans la pièce, Bonaventure faisant la vaisselle au moment ou des légats lui apportent le chapeau de cardinal.
La grande rosace célèbre le Christ, centre de l’histoire au cœur de l’univers.
[modifier] Chapelle de droite
A partir du fond de l’église.
- La chapelle ND de pitié
- Piéta imitant celle de Michel Ange. Vitrail : la Vierge au pied de la croix.
- Chapelle de sainte Jeanne d’Arc
- Tableau du « miracle de la rose » (la reine sainte Elisabeth de Hongrie a été surprise tandis qu’elle portait aux pauvres des aliments ; ceux-ci furent changés en roses afin de dissimuler la charité de la sainte). Vitrail de l’Ascension. Plusieurs pierres tombales.
- Chapelle de st Antoine de Padoue
- Statue de saint Antoine. Le retable de l’autel utilise l’ancien buffet de l’orgue. (l’atelier de Nazareth, saint Antoine, saint François, saint Pierre d’Alcantara).
Vitrail de 1854 : scènes de la vie de saint François et, probablement, saint Antoine, saint Pierre d’Alcantara, saint Louis. Armoire aux reliques (saint Antoine, saint Bonaventure).
- 3 chapelles suivantes autrefois séparées
-
- statue d’une sainte musicienne ; tableau classé représentant l’adoration des mages, vitrail de la fuite en Egypte.
- Vitrail de la Nativité, de l’Adoration des mages, de l’Adoration des bergers.
- Retable de l’autel représentant des scènes de la vie de saint Joseph.
- Chapelle du Sacré-Cœur
- Belle architecture du début du XVIe siècle. Statues en plâtre des évangélistes, de la foi, de l’espérance et de la charité. À la voûte, blason du cardinal de Bonald qui a consacré la chapelle en 1850 après sa restauration. Statues des bergers, de saint Étienne, de sainte Hélène, du Sacré-Cœur entouré d’anges. Tableau classé représentant un miracle eucharistique sur la route de saint Jacques de Compostelle. Vitraux de David, Moïse, Abraham, et Melchisédech.
[modifier] Liens
- Le site du sanctuaire : http://saintbonaventure-lyon.cef.fr/

