La Famille franciscaine fête ses 800 ans. En 1209 le pape Innocent III approuve la Règle de saint François
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Ordre des Frères mineurs

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L'ordre franciscain, ou ordre des frères mineurs (o.f.m. - ordo fratrum minorum), ou encore ordre des Cordeliers en raison de la corde qui leur sert de ceinture, est né en Italie sous l'impulsion de François d'Assise en 1210.

Sommaire

[modifier] François d'Assise et la fondation de l'ordre

François d'Assise est un jeune homme issu d'une riche famille marchande — son père vend des tissus jusqu'en France, d'où le prénom de Francesco — qui mène une jeunesse dissipée. Il veut devenir chevalier mais est fait prisonnier durant un an, à la suite d'une guerre entre sa ville, Assise, et la ville voisine de Pérouse. Suite à sa détention, il tombe gravement malade et commence un processus de conversion.

Il crée en 1208 une confrérie primitive (groupe de pénitents), fondée sur la pauvreté totale et la prédication. Ses premiers compagnons sont Bernard de Quintavalle et Pierre de Catane. François envoie ses frères deux par deux dans toutes les régions autour d'Assise. Les frères vivent du travail de leurs mains et de l'aumône. Très vite, la communauté rencontre un grand succès et s'accroît rapidemnt.

En 1208, le pape Innocent III approuve verbalement la nouvelle communauté. François choisi le nom de frères mineurs par référence aux « plus petits d'entre nous » dont parlent les Évangiles (Mt 25:40-45). En 1212, il est rejoint par Claire, jeune fille d'une noble et riche famille, qui a été convertie par François. Ce sera la fondation des Sœurs pauvres de saint-Damien, les Clarisses, second ordre franciscain. En 1221, les Franciscains s'agrandissent par la fondation du Tiers-ordre, réservé aux séculiers. François étend ainsi l'idéal évangélique à tous et permet à chacun de se reconnaître dans la suite de Jésus-Christ sans renoncer au monde séculier.

En 1217, une première organisation est donnée à la fraternité : l’Italie est découpée en provinces, chacune ayant à sa tête un ministre provincial. François s’oppose à toute forme d’organisation plus poussée. Parallèlement, des groupes de missionnaires sont envoyés en Palestine. François lui-même part en Terre-Sainte, laissant la fraternité entre les mains de deux vicaires généraux, parmi lesquels Pierre de Catane. Ceux-ci parviennent à décider le pape Honorius III à publier une bulle imposant un noviciat d'un an, une profession de vœux formelle et un contrôle de la prédication. La fraternité devient ainsi un "Ordre religieux".

À son retour en 1220, François s’oppose à ces changements. Contraint de donner une constitution formelle à l’Ordre, il rédige la Regula Prima. Elle est basée sur le respect total des enseignements de Jésus. Jugée trop longue et trop stricte, elle est remplacée en 1223 par une seconde règle, elle aussi de la main de François, mais mise en forme et illustrée de textes bibliques par d'autres. Elle est approuvée par bulle par Honorius III, d’où son nom de Regula bullata. Cette règle moins spirituelle que la première est rédigée suite à des tensions à l’intérieur de l’Ordre : une partie des frères considère que la pauvreté évangélique est trop dure à supporter et souhaite posséder des couvents ou encore des livres. Finalement François cède sous la pression du Cardinal Hugolin, protecteur de l'Ortdre, et de frère Élie d’Assise. Il écrit en 1225 le Cantique de Frère Soleil.

En 1220, François avait quitté la tête de l’ordre, et l’avait confié à Pierre de Catane, devenu son vicaire. À la mort de ce dernier en 1221, le vicariat passe à Élie d’Assise. François d'Assise meurt en 1226, laissant un Testament où il fait mémoire des origines de l'ordre et professe son attachement à la pauvreté évangélique. En 1227, Élie d’Assise convoque un chapitre général, qui élit Giovanni Parenti ministre général.

[modifier] La querelle des spirituels

Dès la mort du fondateur, les conflits éclatent. En 1230, le pape Grégoire IX dispense les franciscains de suivre le testament du fondateur. L’ordre est normalisé par st Bonaventure de Bagnorea, ministre général de 1257 à 1274 : on insiste moins sur la pauvreté et on s’intéresse aux activités intellectuelles et pastorales.

Une tendance s’oppose à cette évolution et tient à conserver la pauvreté absolue vantée par François d'Assise. Ce sont les spirituels, aussi appelés zelanti en Italie ou fraticelles. Ils sont très marqués également par la pensée eschatologique et apocalyptique de Joachim de Flore. Au fur et à mesure que le gouffre se creuse entre eux et les conventuels (nom donné aux partisans de l'évolution de l'ordre), ils se font plus critiques de l'Église et du pape.

Les foyers spirituels sont dans le Languedoc (Pierre-Jean Olieu, ou Olivi), en Toscane (Ubertin de Casale) et dans les Marches (Angelo Clareno, Pierre de Macerata). Ils sont vite accusés d’hérésie. En 1323, le pape Jean XXII règle la question de la pauvreté en déclarant par sa bulle Cum inter nonnullos que la pauvreté de Jésus et des apôtres n’a pas été absolue. Bon nombre de spirituels sont arrêtés par l’Inquisition, et les meneurs meurent sur le bûcher ou en prison au XIVe siècle siècle.

[modifier] De nos jours

Aujourd'hui, la Famille franciscaine est composée ainsi :

[modifier] Saints franciscains célèbres

Les Saints et Bienheureux du calendrier liturgique franciscain sont recensés dans ce site sous la rubrique : Sanctoral franciscain.

[modifier] Voir également

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Franciscains. La famille multiple de saint François, Cerf, coll. « Semeurs », Paris, 1981 ;
  • Franciscains d’Oc, les Spirituels : ca. 12801324, Privat, Cahiers de Fanjeaux, n° 10 (1995), Toulouse ;
  • en R. Brooke, Early Franciscan Government. Elias to Bonaventura, Cambridge University Press, Cambridge, 1959 ;
  • Théophile Desbonnets, De l’intuition à l'institution, Le Cerf et les Éditions franciscaines, Paris, 1983 ;
  • en J.R.H. Moorman, A History of the Franciscan Order from its Origins to the Year 1517, Clarendon Press, Oxford, 1968.
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