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Dante
De Wikitau.
Dante Alighieri, (1265-1321), Poète Italien né à Florence. C'est à Ravenne près de Venise que, à partir des derniers mois de l'année 1316 ou des premiers de l'année 1317
Sommaire |
[modifier] Sa vie
Dante, tertiaire franciscain, habite porte à porte avec les Frères Mineurs. C'est là qu'il écrit, sous leur inspiration ses oeuvres. Dante emprunta au Spirituel Ubertin de Casale la matière de deux tercets du Paradiso. Pour Dante, saint François est le saint « tout séraphique dans sa ferveur». Il mourut revêtu de l'habit du Tiers-Ordre de saint François et fut enterré dans la Basilique Saint François de Ravenne, toute proche de chez lui ; il repose donc dans un couvent des franciscains.
[modifier] François d'Assise dans la "Divine Comédie"
Dans le chef-d'oeuvre de Dante, François d'Assise tient une place à part. Le chant XI, du Paradis, lui est entièrement consacré. Dans sa montée dans les cercles célestes, Dante rencontre l'apôtre saint Thomas qui lui fait l'éloge de saint François, en lui narrant la conversion de François, le choix de la pauvreté comme épouse, l'afflux des premiers compagnons du saint, l'approbation de la règle par le Pape, la mission de François auprès du Sultan d'Egypte, la stigmatisation sur l'Alverne, etc... Tous les franciscains connaissent les vers 50-54 qui décrivent la ville d'Assise et se terminent ainsi : (Paradis, XI, 51-54) ; "Ici naquit un Soleil ; Qu'on ne dise plus Assise, ce serait trop peu dire ; mais Orient,- c'est le mot juste -!"
Le livre XII du Paradis est consacré à saint Dominique dont saint Bonaventure, au ciel, fait l'éloge, mais auparavant, l'auteur fait une sévère critique de l'Ordre franciscain, qui se déchire sur le thème de la pauvreté.
Ces deux livres montrent la grande influence des deux Ordres mendiants sur la pensée et la vie de Dante Alighieri.
[modifier] Les réflexions de Frédéric Ozanam
"Si, en finissant, je m'arrête avec complaisance au glorieux poête dont Jacopone fut le précurseur, c'est que Dante tient de plus près qu'on ne pense à l'école religieuse et littéraire des disciples de saint François. Car voici en quoi Dante me semble principalement redevable au poète franciscain Jacopone de Todi. Nourri dans les écoles, et pénétré de la lecture des classiques, non de Virgile seulement, mais d'Ovide, de Lucain, d'Horace, Dante fut tenté d'écrire en latin, et composa d'abord en hexamètres le début de l'Enfer. Mais, quand il considérait la vanité, l'avarice des lettrés contemporains, il s'indignait de veiller et de pâlir pour le plaisir de ces esprits dégénérés. Dans ces perplexités, il eut sous les yeux l'exemple de Jacopone, il vit que la foi n'enseignait pas de mystères si purs, ni la philosophie de spéculations si hautes, qui ne pussent descendre dans l'idiome de la multitude. Il brûla donc ses vers latins ; et bientôt après les forgerons et les muletiers chantaient les stances de la Divine Comédie, en même temps que les docteurs montaient en chaire pour l'expliquer. C'est que Dante, comme nous l'avons déjà dit, venait de fixer la langue italienne. En effet, les langues sans grands ouvrages sont comme des villes sans monuments. Celles-ci se déplacent aisément, elles passent d'un bord du fleuve à l'autre, et de la colline à la vallée. Mais, si une grande basilique, un palais communal s'élève au centre de la cité, le puissant édifice retient, pour ainsi dire, les maisons qui s'appuient contre ses murs, et les habitants qui aiment l'ombre de ses tours. De même un monument littéraire retient, pour ainsi dire, autour de lui la langue dont il est le modèle, et la postérité ne s'en écarte pas facilement. La langue italienne était vivante : le poème de Dante la fit immortelle. Non qu'il faille le compter, comme on l'a fait trop naïvement, au nombre des écrivains franciscains. Mais il épuisa toutes les richesses de son génie pour célébrer le Pénitent d'Assise ; mais c'est aux leçons de saint Bonaventure qu il déroba les plus pures clartés de sa théologie mystique ; mais surtout, quand mourut ce grand homme, tout chargé de l'admiration et de l'ingratitude de ses contemporains, il voulut être enseveli avec l'habit du Tiers-ordre, et dans l'église de Saint-François. Durant les orages de sa vie, il avait beaucoup péché ; mais il pensa chrétiennement que le jugement de Dieu lui serait plus doux s'il s'y présentait sous les livrées de l'humilité, et que la foudre, qui n'épargne pas les lauriers du poète, respecterait le vêtement du pauvre." ( Frédéric Ozanam ) == Notes et références
[modifier] Références
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[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Dante_Alighieri (article remarquable). *Lire La Divine comédie de Dante: Le Paradis de Dante Alighieri, François Mégroz
[modifier] Bibliographie
- OZANAM F..- La Philosophie de Dante * Archivium franciscanum .- L'histoire franciscaine dans la Divine Comédie.- « Il est facile, en nos jours d'enthousiasme pour les études franciscaines, d'exagérer l'influence du Franciscanisme sur la littérature italienne en général et sur Dante en particulier ». Ad Claras Aquas prope Florentiam, 1914 *GARDNER E.J. .- Dante and the mystics, 1913, Londre. *MATROD, Dante sur les pas de St François, 1910 *SALVATORI, G..- Le velle d'Asissi e la poesi di Dante.- *MASSERON, A.-Dante Alighieri: le grand poète qui tant aima saint François, Éditions Franciscaines, 1946 - 98 pages *HAVELY Dante and the Franciscans: Poverty and the Papacy in the Commedia -[1] N. R. Havely - 2004 - 212 pages *DAMIATA (MJ) Dante.- l'universo francescano e Ubertino da Casale. Studi Francescani. ITA. 1989. 88. n° 1-2. pp. 11-38 - INIST-SHS Dante ne fut ni franciscain ni tertiaire franciscain à la fin de sa vie mais il a été influencé par les spirituels et par Ubertino da Casale peut-être encore qu'ici on puisse supposer aussi une influence générale d'idées ...

